La contraception hormonale est disponible en France depuis 1967. Elle est utilisée par 60% des françaises, probablement parce qu’elle est très efficace quand elle est bien utilisée. Elle est cependant controversée en raison de ses effets secondaires possibles.

Les contre-indications les plus graves sont les troubles cardio-vasculaires, les pathologies hépatiques, certains cancers hormono-dépendants et l’allergie à l’un des composants.

Elle inclut plusieurs types de méthodes : pilule, patch, anneau vaginal, implant, SIU (système intra-utérin antérieurement  appelé stérilet hormonal).

Comment agit-elle ?

La femme produit deux types d’hormones sexuelles, les œstrogènes dans la première partie de son cycle et la progestérone dans la  seconde. La contraception hormonale reproduit chimiquement ces deux hormones qui, en passant dans le sang, vont agir sous la forme de trois verrous efficaces pour éviter une grossesse non désirée :

  1. Les hormones vont bloquer l’ovulation (pas d’ovule libéré donc pas de fécondation possible).
  2. Les hormones vont modifier les parois de l’utérus (endomètre) et empêcher une éventuelle nidation.
  3. Les hormones vont modifier la glaire (substance sécrétée par la femme dans la période d’ovulation pour faciliter le passage des spermatozoïdes) pour empêcher les spermatozoïdes de franchir le col de l’utérus.

Il existe deux formes de contraception hormonale : La contraception estroprogestative composée d’œstrogènes et de progestérone et la contraception progestative composée uniquement de progestérone, ce qui pourra éventuellement entraîner des petits effets secondaires.

La contraception estroprogestative

Elle regroupe trois moyens : la pilule estroprogestative, le patch et l’anneau vaginal.

La pilule

Contraceptive pill packets

Il existe de très nombreuses pilules, faites confiance à votre médecin qui saura choisir celle qui vous convient le mieux en fonction de votre histoire personnelle.

On peut séparer les pilules en deux catégories, celles qui contiennent 21 comprimés après lesquels la femme fait un arrêt d’une semaine, et celles qui contiennent 28 comprimés, dans ce cas, il n’y a pas d’arrêt, la femme enchaîne les plaquettes.

La première fois, la prise de pilule débute le premier jour des règles. Si nos règles arrivent un jeudi, prendre le comprimé marqué « jeudi » On prend un comprimé chaque jour, à la même heure sans dépasser un décalage de prise de 12h car, ce délai passé, l’ovulation qui était bloquée est de nouveau déclenchée, il y a donc risque de grossesse.

Ne jamais laisser un comprimé non pris sur une plaquette. Prendre le comprimé oublié dès que l’on s’en aperçoit. Attention, en cas de diarrhée ou de vomissement dans les 4 heures après la prise, il faut reprendre un comprimé en utilisant alors une « plaquette de secours ».

Que faire en cas d’oubli ?

Prendre le comprimé oublié impérativement puis se poser les deux questions suivantes :

  1. Ai-je dépassé le délai des 12 h ? Si oui
  2. Ai-je eu un rapport sexuel dans les 5 jours précédents cet oubli ?

Si la réponse est oui, il y a risque de grossesse car les spermatozoïdes restent vivants 5 à 6 jours, ils ont donc pu féconder l’ovule libéré par l’oubli. Dans ce cas, prendre le compliqué oublié + la pilule d’urgence (voir article) et continuer la plaquette normalement.

Si la réponse est non, donc si je n’ai pas eu de rapport dans les 5 jours précédents, je prends le comprimé oublié et je continue normalement en me protégeant avec un préservatif jusqu’à la fin de la plaquette.

Le patch 

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Le patch est un auto-collant qui diffuse des hormones en continu. On le colle sur la peau sèche et tendue, sur le haut du buste (torse, abdomen, fesses) en évitant les seins. On utilise un patch par semaine à renouveler chaque semaine pendant 3 semaines. Durant la quatrième semaine, on ne met pas de patch, ce qui provoque l’apparition des règles.

Le patch coûte 15 euros par mois (une boîte contient 3 patchs) et n’est pas remboursé.

 

L’anneau vaginal    

Anneau vaginal téléchargement              

L’anneau vaginal délivre des hormones en continu pendant 3 semaines. La femme doit le placer au fond de son vagin, il s’adresse donc plutôt aux femmes qui ont l’habitude d’utiliser des tampons. Il reste en place 3 semaines puis on le retire et on reste une semaine sans anneau, période où surviendront les règles.

L’anneau coûte 15 euros par mois et n’est pas remboursé.

La contraception progestative

Elle regroupe trois moyens : La pilule progestative, l’implant et le système intra -utérin progestatif.

La pilule progestative 

Elle ne contient qu’une seule hormone, un progestatif de synthèse.

Les plaquettes contiennent 28 comprimés et doivent donc se prendre en continu. Attention, sauf mention spéciale sur la notice,  le décalage de prise est de 3 h ! (Microval)

L’implant

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L’implant est un petit bâtonnet cylindrique de 4 cm de long et de 2 mm de large inséré sous la peau, à l’intérieur du bras, sous anesthésie locale. La pose dure quelques minutes. Il peut être retiré par le médecin dès que la femme le désire. Très fiable, il permet d’avoir l’esprit tranquille car il est efficace pendant 3 ans.

Il peut générer une diminution des règles, voire un arrêt des règles selon les femmes ainsi que des « spottings », petites pertes de sang de temps en temps ; Ces désagréments peuvent rentrer dans l’ordre au bout de quelques mois, le temps que le corps s’habitue.

L’implant coûte 138 euros pour 3 ans, il est remboursé à 65%.

Le Système Intra-Utérin progestatif (SIU)

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Autrefois appelé stérilet, ce dispositif en forme de « T », est composé d’un petit réservoir contenant un progestatif. Il est inséré dans la cavité utérine par le médecin ou la sage-femme, au moment des règles, puisque c’est le seul moment où le col de l’utérus s’ouvre légèrement.

Il peut présenter les mêmes petits effets secondaires que l’implant.

Ce dispositif est efficace pendant  5 ans. Il coûte 130 euros et est remboursé à 65% par l’Assurance Maladie.

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